MOUNIR MAASRI

الكرة الطائرة في لبنان

VOLLEYBALL  AU  LIBAN

نرجو اعلامنا عن كل نقص او تعديل

منير معاصري
 
MOUNIR MAASRI

عضو تجمع قدامى الكرة الطائرة في لبنان

abdogedeon@gmail.com

 منير معاصري، لاعب لبناني دولي مخضرم في لعبة الكرة الطائرة ،  فنان متفوق ، ممثل سينمائي واستاذ مادة الاخراج  وعالم السينما ، ولد في عاليه وتلقى دروسه الابتدائية في مدرسة الفرير الجميزة بيروت واكمل دروسه الثانوية في معهد الرسل جونيه

- مثل لبنان في لعبة الكرة الطائرة في دورة روما الدولية عام 1960 وغيرها

مهرجان جونيه السينمائي الدولي في نسخته الاولى من 17 لغاية 22 2018

06-01-2018


وطنية – أطلقت اللجنة المنظمة ل “مهرجان جونيه السينمائي الدولي” البرنامج الرسمي للأفلام التي ستشارك في المسابقة الرسمية للمهرجان التي تم اختيارها وعددها 10 افلام طويلة روائية ووثائقية من جنسيات متعددة. وتمتد فعاليات المهرجان في نسخته الأولى من 17 لغاية 22 الحالي.

أما لجنة التحكيم الخاصة بالدورة الأولى فيترأسها المخرج والممثل والكاتب اللبناني منير معاصري وتضم كلا من المخرج والمنتج لطفي عاشور (تونس)، المخرج هادي زكاك (لبنان)، المخرجة أيتن أمين (مصر) والناقد السينمائي نديم جرجوره (لبنان).

وبالإضافة الى الأفلام المشاركة في المسابقة الرسمية للمهرجان، سيتم عرض وتكريم الفيلم التونسي “غدوه حي” للمخرج لطفي عاشور وبحضوره، وذلك بعد ما لقيه هذا الفيلم من نجاحات مميزة عالميا. ويشار الى أن الفيلم يعرض للمرة الأولى في لبنان.

كما ينظم على هامش المهرجان، ليلة أفلام قصيرة رشحتها جامعات المنطقة، وذلك خارج إطار المسابقة الرسمية للمهرجان، ولكن تخضع لجائزة الجمهور.

وستقام فعاليات المهرجان كافة في المسرح التاريخي للمدرسة المركزية في جونيه، بما في ذلك حفل الافتتاح في 17 كانون الثاني، الساعة 7.30 مساء، وحفل الإختتام في 22 كانون الثاني الساعة 7.30 مساء.

جوني حبيقة - منير معاصري - شوقي ربابي - جوزف صقر - طوني فتوة ....

 

منتخب لبنان 1962  -  من ارشيف الاستاذ نعيم نعمان 

نعيم نعمان - سامي لحود - انطوان شارتييه - منير معاصري - جوزف ابي سعد - --- محمد وهبة - وجدي القنطار 

- فيليب عازار - حليم نهرا - منير كامل 

سمعان مفرج - ايلي عبود - سامي عطية - سمير سنكري - جورج حنا 

منتخب جبل لبنان  شباط 1967 

منير معاصري الياس الوادي  طوني برنس  ريشار حداد عبده جدعون جوزف الترك جوزف عواد  سمير عساف صبحي حمزة  

على ملعب الرسل  -  فاز على منتخب حلب 3 / 0

 

 

Metteur en scène de “Al-Qadar”
Mounir Maasri: “Ce qui manque au Liban,
ce sont des cinéastes versés dans le drame”

“Al-Qadar”:
Réalisateur: Mounir Maasri.
Interprètes: Mounir Maasri, Gladys Abou-Jaoudé, Joseph Nano, Nadia Gamal, Sylvana Badrakhan.
Production: 1972.
Durée: 120 mn.
Langue:
Arabe, sous-titres anglais.
L’histoire du film se déroule dans un milieu rural. Hamed cherche à se libérer de l’ignorance et à se révolter contre le féodalisme. Il se met à la quête d’une pierre précieuse qui lui permettra d’atteindre la connaissance et la force.
“La Revue du Liban” a rencontré le réalisateur du film, Mounir Maasri

Pourquoi “Al-Qadar”
Vous avez à votre actif plusieurs films; pourquoi “Al-Qadar” est-il proposé pour le festival?
Je ne sais pas. Je ne leur ai même pas demandé. Un coup de fil de Ciné-Liban m’a prévenu. C’est un film qui a été nommé en quatre festivals internationaux et a reçu beaucoup de prix. La malchance, c’est que le jour où il a été projeté, les Israéliens accomplissaient une opération à la rue Verdun. La ville a été paralysée pour un certain temps. Avec la guerre, le film est passé dans l’oubli.
Le titre accordé à votre film, montre-t-il votre croyance au destin ou bien est-ce la croyance des Arabes dont il s’agit?
Le Libanais croit au destin, même le chrétien: al-moukaddar, al-maktoub. Oui, je crois à des rencontres qui se font dans notre vie. Comme le dit Anthony Quinn: La vie te fait des clins d’œil qu’il faut bien capter. A nous de les voir ou de les outrepasser.
Vous faites allusion à l’ignorance et au féodalisme pour montrer leur négativisme sur l’être et la société. Est-ce là un appel à une révolte contre un système politique ou même une religion qui refuse l’ouverture sur le monde?
Certainement. Je refuse toute forme d’oppression humaine sur toutes les échelles. De quel droit un homme se réserve-t-il le droit d’opprimer, d’oppresser l’autre? On est né libre. Il est possible de dépasser cette situation. C’est une lutte journalière que mène l’individu.
La pierre jetée à la fin du film dans l’eau, est-ce pour conclure qu’on ne peut forcer les choses dans la vie et qu’il faut s’y soumettre?

Oui, car à la fin, la femme de Hamed a été tuée; son enfant, aussi. Il a forcé son destin en voulant garder la pierre, même si c’est pour un objectif humble, comme celui de bâtir une école pour éduquer les enfants.

La vie est un partage
On relève, aussi, une scène assez osée dans le film. Doit-on conclure à une plus grande ouverture dans les années 70? Ou bien doit-on songer plus au pouvoir de la femme, sa femme qui a réussi à le faire succomber?
La scène osée est avec sa femme. Elle voulait lui montrer qu’elle n’avait que son amour à lui offrir. Dans une société orientale, la femme s’offre, non l’homme qui prend l’initiative. Je crois que c’est l’emplacement dramatique de la scène, dans le cadre de l’évolution dramatique du film. Deuxièmement, les angles de prise de vue, la lumière, le montage de la scène ont donné un aspect lyrique, poétique. C’était une scène sensuelle, une messe d’amour. Mes intentions en dirigeant ce film, n’étaient pas l’érotisme mais de faire partager un moment d’amour. Pour ce qui est de la femme, j’ai toujours pensé qu’à tous les âges, il y avait des femmes soumises comme d’autres ayant du caractère. L’histoire nous parle de ces femmes qui ont un grand pouvoir sur les hommes même si ce n’est pas révélé publiquement. La femme dans mon film discute et argumente avec son mari. Finalement, la vie est un partage.
Seulement quatre anciens films libanais ont été projetés au festival du cinéma européen. Qu’en dites-vous?
Le Liban a voulu montrer qu’avant la guerre, il avait un ciné valable. Toute une génération libanaise ignore cette industrie cinématographique. C’est l’intention en fouillant dans l’archive.
Je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il n’y a pas un cinéma libanais, même si les films sont rares. N’oublions pas que la télé a tout bouffé. Les jeunes ont tendance à penser que, si le film n’est pas fait avec une pellicule 35 mm, il ne peut être considéré comme un film de ciné. En Europe, la majorité des jeunes réalisateurs sont en train de tourner avec une caméra vidéo. Le langage, le mode d’expression, le message restent les mêmes. La qua-lité est le contenu de l’image et non l’image elle-même.
Quelle est la situation du ciné au Liban?

Comme partout dans le monde, il y a les bons éléments, comme les moyens et les médiocres. Le médiocre s’élimine de lui-même au profit du bon film qui survit de lui-même. Il faut arrêter de dire qu’il n’y a pas un ciné libanais. Même quand on produisait dix-sept films par an, en se comparant à l’Egypte ou aujourd’hui à l’Inde, on répétait ces mêmes propos. Actuellement, il y en a encore. tant qu’il y a des gens qui portent une caméra. L’important est qu’il y ait des metteurs en scène pour les longs métrages et non pour la pub et les vidéo-clips. Ce qui manque au Liban, ce sont des metteurs en scène versés dans le drame.

Article paru dans "La Revue du Liban" N° 3979 - Du 11 Au 18 Decembre 2004

 

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